arsenic

(ar-se-ni-k' ou ar-se-ni ; plusieurs ne font pas entendre le c ; d'autres ne le font entendre que devant une voyelle : l'arsenic est un métal, l'arse-ni-k' est....) s. m.
   Métal d'un gris brillant qui, en se volatilisant au feu, répand une forte odeur d'ail, très friable, volatil à 180°. Il n'est pas vénéneux tant qu'il reste à l'état métallique, mais les composés sont de violents poisons, à l'exception des alliages.
   Arsenic ou arsenic blanc, nom vulgaire de l'acide arsénieux, qui est un violent poison.
   Régule d'arsenic, arsenic testacé, dit aussi cobalt testacé, sorte d'arsenic natif, en fragments écailleux ; pulvérisé, il prend le nom de poudre à mouches.
   Terme d'alchimie. Arsenic des philosophes, le mercure ou la matière dont on tire le mercure ou le soufre.
   XIVe s.
   Prenez une once de riagal, deux onces fin arsenic, un quarteron gresse de porc...., Ménagier, II, 3.
   XVe s.
   En reagal, en arsenic rocher Soient frittes ces langues venimeuses...., VILLON Ballade..
   XVIe s.
   Car cueur parlant soubz bouche desloyalle N'est qu'arcenic dedans le miel logé, J. MAROT v, 193.
   Un arsoine si blanc qu'on le gousta pour sucre, D'AUB. Tragiques, Vengeances, p. 282, édition JANNET, 1857.
   Provenç. arsenic ; espagn. et ital. arsenico ; du latin arsenicum, ce métal ayant été ainsi nommé à cause de ses propriétés puissantes. On remarquera arsoine dans l'historique. Arsoine est la forme ancienne ; arsenicum, avec l'accent tonique sur se, donnant arsoine, mot où l'accent tonique est sur la même syllabe.

Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. . 1872-1877.