couler


couler
(kou-lé) v. n.
   Se mouvoir, en parlant des liquides. Ce ruisseau, cette fontaine coule lentement.
   Malc aimait un ruisseau coulant entre des roches, LA FONT. Captivité de St Malc..
   Épargnez-moi des pleurs qui coulent à ma honte, CORN. Poly. II, 2.
   Voyez couler nos pleurs sans y mêler vos larmes, CORN. Hor. III, 6.
   L'Inde et l'Hydaspe entier vont couler sous vos lois, RAC. Alex. IV, 2.
   Moi qui.... Par d'austères conseils ai fait couler vos larmes, RAC. Iphig. V, 6.
   J'ai pris, j'ai fait couler dans mes brûlantes veines Un poison que Médée apporta dans Athènes, RAC. Phèd. V, 7.
   Tant qu'un reste de sang coulera dans mes veines, RAC. Iph. IV, 6.
   De vos yeux attendris je vois des pleurs couler, VOLT. Orph. I, 6.
   S'il faut mon sang pour la victoire, Agnès, tout mon sang coulera, BÉRANG. Charles VII.
   L'union de deux rivières en une les fait couler plus vite, parce que, au lieu du frottement des quatre rives, elles n'ont plus que celui de deux à surmonter, FONTEN. Guglielmini..
   L'acier, l'or et l'argent coulent en longs ruisseaux, DELILLE Énéide, VIII.
   Par analogie.
   On appelait faire couler l'Eucharistie, la donner détrempée dans une liqueur, BOSSUET Comm..
   Faire couler le sang, engager une lutte, une bataille.
   Le sang à votre gré coule trop lentement, RAC. Athal. II, 5.
   Fig.
   Quand l'âge dans mes nerfs a fait couler sa glace, CORN. Cid, I, 7.
   Aucun espoir n'y coule [dans mon coeur], où j'ose persister, CORN. Poly. III, 1.
   Elle sentit la flamme qui coulait déjà dans son sein, FÉN. Tél. VII.
   Il était convenable qu'il coulât dans son sein quelque étincelle de cet amour, BOSSUET III, Nativ. 2.
   Henri voit ces beaux lieux, et soudain à leur vue Sent couler dans son âme une joie inconnue, VOLT. Henr. VII.
   Heureux, dit-on, le peuple florissant Sur qui ces biens coulent en abondance !, RAC. Esth. II, 9.
   Par quelle adresse il fit couler jusqu'à vous ses assistances imprévues, FLÉCH. M. de Mont..
   La douce persuasion coulait de ses lèvres, FÉN. Tél. X..
   Des provinces les plus éloignées par les soins des hommes apostoliques coulaient des fleuves de charité, MASS. Carême, Aumône..
   Sentant couler dans son âme un détachement secret de toutes les choses créées et une sensible confiance que ses voeux seraient exaucés, FLÉCH. Panég. Ste Thérèse..
   Par extension, laisser échapper, en parlant d'un vase, d'un tonneau. Ce tonneau coule. Quand on est enrhumé du cerveau, le nez coule.
   La chandelle coule, c'est-à-dire du suif qui ne brûle pas avec la mèche, coule et se répand le long de la chandelle.
   Être plus ou moins fluide. Cette encre ne coule pas assez.
   Passer, en parlant du temps.
   Elle aurait vu couler sans crainte et sans envie, Chez un prince allié, les restes de sa vie, CORN. Nicom. I, 5.
   Il coulera du temps avant qu'il s'établisse, TRISTAN M. de Chrispe, IV, 11.
   Le temps coule trop vite à son gré, FLÉCH. Panég. I, 242.
   Seize années d'une prospérité accomplie qui coulèrent sans interruption, BOSSUET Reine d'Anglet. 9.
   Je voyais près d'Iris couler mes heureux jours, BOILEAU Poésies div. 6.
   Vos jours toujours sereins coulent dans les plaisirs, RAC. Brit. II, 3.
   Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence, RAC. Phèd. I, 3.
   Tous les siècles qui ont coulé jusqu'à nous, vous les regarderiez comme des instants fugitifs, MASS. Carême, Mort..
   Jusqu'à quand verrai-je couler les jours rapides de ma carrière ?, MASS. Carême, Faus. confi..
   Le torrent des siècles, qui entraîne tous les hommes, coule devant ses yeux, MASS. Carême, Mort..
   Le siècle d'or coula sous ses auspices, Le siècle d'or ne vit que des heureux, MALFIL. Narcisse, ch. I.
   Laissons revenir en foule Mensonge, erreurs, passions ; Sur ce peu de temps qui coule Faut-il des réflexions ?, CHAULIEU à la duchesse de Bouillon..
   Découler, résulter.
   C'est de lui que coulent ses autres vices, MASS. Petit carême, Tent. d. gr..
   Si je puis une fois établir ce principe, on en verra couler les lois comme de leur source, MONTESQ. Esp. I, 3.
   C'étaient des effets différents, puisqu'ils coulaient de principes divers, MONTESQ. Esp. XXVII, ch. unique..
   Avoir une facile et heureuse abondance, en parlant du style. Un style qui coule de source.
   Cette harmonie ravissante fait que, dans la plupart de ses ouvrages [de Sapho], ses vers coulent avec plus de grâce et de mollesse que ceux d'Anacréon et de Simonide, BARTHÉL. Anach. ch. 3.
   Terme de fondeur. Cette cloche a coulé, le métal s'est échappé par quelque fente du moule.
   Terme d'agriculture. Ne pas venir à bien, en parlant des fleurs qui ne nouent pas et tombent sans se former en fruit.
   Ou quelque longue pluie, inondant vos vallons, A-t-elle fait couler vos vins et vos melons ?, BOILEAU Sat. III.
   Les pluies ou les brouillards qui surviennent dans le temps de la floraison et qui font couler les fruits en empêchant l'action des poussières sur les embryons, BONNET Lett. div. Oeuvres, t. XII, p. 274, dans POUGENS.
   Nous voilà saufs de la Saint-Anicet, temps critique pour nos bourgeons ; si la vigne peut passer fleur et ne point couler, on ne saura où mettre tout le vin cette année, P. L. COUR. Gaz. du village, IV.
   Couler, se dit aussi d'une chienne qui paraît pleine et ne fait pas de petits.
10°   Glisser, s'échapper. L'échelle avait trop de pied, elle coula.
   Cette divinité ne touche point du pied à terre ; elle coule légèrement dans l'air comme un oiseau le fend de ses ailes, FÉN. Tél. XXIV.
   Ce rasoir coule bien, il coupe sans gratter.
   Terme de billard. Jouer de telle façon que la bille du joueur, au lieu de faire un angle après le choc, suive la bille atteinte, en ligne droite ou légèrement oblique, pour toucher l'autre bille un peu masquée. Couler après, faire entrer sa bille dans une blouse après la bille de son adversaire.
   Terme de manége. Rendre la bride au cheval, afin qu'il aille un peu plus vite, quand il galope autour du manége.
   Couler au galop, se dit lorsque le cheval va un galop uni et qui avance.
11°   Glisser le long d'une chose. Il saisit la corde et se laisse couler jusqu'à terre.
   Je voudrais couler sur une rivière tranquille, je suis entraîné par un torrent, MONTESQ. Esp. XX, 1.
   Passer sans bruit et à la dérobée. Coulez vite le long de cette muraille. L'ennemi commençait à couler sur la droite le long du camp.
   Fig. Couler sur quelque chose, en parler à peine, ne pas s'y arrêter. Cet endroit était délicat ; il a coulé dessus adroitement.
   Il me reproche que je coule doucement sur la transsubstantiation, BOSSUET Euch. 2.
   Coulant légèrement sur ces sujets, PASC. 2e conv..
   Plutarque, qui le regarde [Philopémen] avec raison comme un des plus grands capitaines de la Grèce, coule légèrement sur cette action et n'en dit qu'un mot, ROLLIN Hist. anc. Oeuvres, t. VIII, p. 455, dans POUGENS.
12°   Aller au fond de l'eau, en parlant des barques et navires qui s'emplissent d'eau.
   Il a vu couler à fond l'amiral, SÉV. 478.
   Maintenant que.... ma nacelle coule bas, irai-je me remettre en mer ?, BERN. DE S.-P. Socrate.
13°   V. a. Passer au filtre. Couler un bouillon.
   Après que cette substance a été délayée dans l'eau, on la coule à travers une espèce de tamis qui retient les parties les plus grossières, RAYNAL Hist. phil. I, 17.
   Couler la lessive, mettre dans un cuvier le linge qu'on veut blanchir, le couvrir d'un morceau de toile dit charrier, sur lequel on met de la cendre ; puis jeter de l'eau à peine tiède, et reprendre cette eau ; la faire chauffer, la jeter de nouveau, et ainsi de suite jusqu'à ce que le linge, très échauffé, laisse l'eau, qui est alors lessive, couler presque bouillante.
   Terme de maçon. Couler de la chaux, la délayer après l'avoir éteinte et la verser dans un bassin. Couler une pierre, la sceller en plâtre. Couler les joints, les dalles, y verser du plomb fondu.
14°   Terme de fondeur. Fondre et mouler. Couler une statue, un bronze, une pièce de canon.
   Fig.
   Il [le christianisme] coule la pensée En bronze palpable et vivant, LAMART. Harm. IV, 13.
   Couler une glace, en faire couler la matière fondue sur une table préparée à cet effet.
15°   Couler bas, ou, simplement, couler un vaisseau, le faire aller au fond de l'eau, en le perçant. Un boulet perça la barque et la coula.
   Fig. Couler une question à fond, la traiter sans rien omettre. Couler une affaire à fond, la conclure définitivement.
   Le prince de Conti coulait tout avec lui [M. le duc] et l'accablait de devoirs et de prévenances, SAINT-SIMON 220, 217.
   Couler quelqu'un à fond, le confondre dans une discussion, ruiner son crédit, son influence.
   Qu'avant la fin du jour l'autre le coule à fond, PIRON Métrom. IV, 1.
16°   Passer, en parlant du temps que l'on passe.
   Que ne coule-t-il ses jours comme la bête ?, MASS. Carême, Avenir..
   Apprends que ton ami plein de gloire et d'années Coule ici près de moi ses douces destinées, VOLT. Alz. II, 2.
   La douce chose de couler ses jours dans le sein d'une tranquille amitié, à l'abri de l'orage des passions impétueuses !, J. J. ROUSS. Hél. IV, 10.
   Ces barbares coulent des jours inutiles dans une inaction entière, RAYN. Hist. phil. I, 17.
17°   Terme de musique. Exécuter des notes en les liant. Couler un trait, un passage.
   Terme de danse. Exécuter en glissant. Couler un pas.
   Terme de graveur. Conduire des coups de burin en lignes assez droites pour former des tailles. Couler une taille.
18°   Faire glisser, faire arriver furtivement. Il a coulé quelques pièces de mauvais drap parmi celles qu'il m'a livrées.
   Tu sais adroitement couler ta flatterie, CORN. Suite du Menteur, II, 6.
   Je ne sais quel malheur aujourd'hui me menace Et coule dans ma joie une secrète glace, CORN. Rodog. I, 7.
   .... Me coulant en main quelques pistoles, SCARR. Jodelet, II, 1.
   Dans la main, en passant, coulons-lui ce papier, ROTR. Bélis. IV, 2.
   Je coulai mes avis dans ce libre murmure, ROTR. Vencesl. I, 1.
   Dans les lettres nouvelles d'érection de Piney [en duché-pairie] on fit adroitement couler : " En tant que besoin serait, ", SAINT-SIMON 16, 190.
   Ah ! les discours de Dieu fatiguent alors le pécheur au lit de la mort ; il faut ménager sa faiblesse en ne coulant que quelques mots à propos, MASS. Avent, Mort du pécheur..
   Et, faisant succéder les effets aux paroles, Il m'a voulu couler dans la main cent pistoles, LA FONT. Florentin, 3.
19°   Terme de chasse. Couler la queue, se dit du cerf qui fuit.
20°   Se couler, v. réfl. S'introduire à la dérobée ; s'avancer furtivement.
   En son quartier souvent je me coulais sans bruit, CORN. le Ment. II, 5.
   Ils furent enveloppés d'une troupe qui s'était coulée entre deux eaux, VAUG. Q. C. 488.
   Je vous ai vu dans ce lieu vous couler, LA FONT. Mari conf..
   Par malheur il se trouva là un enfant qui s'y était coulé, FONTEN. Parménisque..
   Viens alors, viens ; qu'au travers de la foule De son côté chacun de nous se coule Adroitement et trompe tous les yeux, MALFIL. Narcisse, ch. IV.
   Par analogie.
   Leurs gens se coulaient furtivement dans les ordinations de l'Église romaine, BOSSUET Var. 11.
   Voilà un traître, un scélérat, qui a violé tous les droits les plus saints, qui s'est coulé chez moi sous le titre de domestique, pour me dérober mon argent et pour me suborner ma fille, MOL. l'Avare, V, 5.
   Fig.
   Un faux bruit s'y coula touchant la mort du roi, CORN. Rodog. I, 1.
   Ces sentiments se coulaient insensiblement parmi le peuple, BOSSUET Hist. II, 5.
   Toutes sortes d'erreurs se coulaient insensiblement dans l'Angleterre, BOSSUET Variat. VII, § 71.
   Elle se coulait dans le sein de l'Église sous prétexte de piété, BOSSUET Or. I.
21°   Fig. et familièrement. Se couler, se perdre de réputation ou de fortune.
   COULER, GLISSER. Il lui coula dans la main, il lui glissa dans la main quelques pièces d'or ; il se coula, il se glissa derrière la muraille. Ces expressions sont absolument synonymes pour exprimer une action furtive, à la dérobée ; elles ne diffèrent que par la nature de la métaphore ; couler, c'est faire aller comme une eau qui s'écoule ; glisser, c'est faire aller comme sur la glace.
   XIIe s.
   Aval la face [l'eau] lui est clere colée, Ronc. p. 48.
   Li brans cola sur la sele dorée, ib. p. 66.
   Li sans vermex [vermeils] jusqu'as piés lui cola, ib. p. 80.
   Sur l'espaule senestre l'espée li cula, Li mantel e les dras tresqu'al cuir encisa, E le braz maistre Edward près tut en dous colpa, Th. le mart. 150.
   XIIIe s.
   L'espié jusqu'à la croix [il] lui fait au cors couler, Berte, III.
   Non por quant li cos [coup] li coula sour le bras diestre, si que poi s'en failli que il ne li eslossa [brisât], H. DE VALENC. XXVI.
   Et maintenant qu'il furent tout ens, les portes furent fermées et toutes les barres coulées, Chr. de Rains, 205.
   Vers le rendu [moine] s'en est alez, Entre ses jambes s'est coulez, Ren. 28712.
   Par deriere l'a assailli, Ferir le cuida, si failli, Le coup li cola en travers, Et dant Costant chaï envers, ib. 1235.
   XVe s.
   Mes paroles se vont et viennent ; et quant à moy, j'en laisse beaucoup couler, CHASTEL. Chr. des ducs de Bourg. p. II, ch. 15.
   Six grans bateaulx et plusieurs petis à couler l'artillerie pour les servir à ce passage, COMM. I, 9.
   Atant il haussa son coustel, et en ferit le premier que il trouva, en telle maniere que il luy coulla la lumelle au travers du corps, Perceforest, t. IV, f° 28.
   XVIe s.
   Pource que cest argument sera traité ci-après plus au long, je le coule pour ceste heure, CALVIN Instit. 21.
   Et qui de loing coules tes cleres eaux En l'Ocean d'une assez vive course, DU BELL. II, 8, verso..
   De loing quelquefois reluit Une estoille espoinçonnée, Qui coule ou semble couler, DU BELL. II, 48, recto..
   Le miel qui les oreilles touche, à Nestor couloit de la bouche, DU BELL. III, 18, recto..
   Nostre leçon se coulera sans se faire sentir, MONT. I, 182.
   L'orage debvra couler par dessus leur teste sans offense, MONT. III, 240.
   Scevola s'estant coulé dans le camp ennemi, MONT. I, 307.
   Il les laissa couler [fuir] en liberté, MONT. I, 352.
   Coulant le long des files, il enhortoit les soldats, MONT. III, 94.
   Une sueur mortelle luy couloit tout le long du corps, MONT. IV, 322.
   Ilz se couloient dedans les jardins le plus finement et le plus cautement qu'ilz pouvoient, AMYOT Lyc. 36.
   D'entre les voeus et offrandes qui sont pendues aux voultes du santuaire, il coula un bandeau, qui tumba droittement sur la teste de Timoleon, AMYOT Timol. 10.
   Il passa et coula par un tamis les cendres du feu, AMYOT C. d'Utiq. 16.
   Ayant nouvelles que sa navire estoit perie, charge et tout coulés à bas en pleine mer, AMYOT De la tranq. d'âme, 9.
   Trouverez-vous mauvais de vostre fidelle moitié si avec plus de franchise que de respect elle coule ses pleurs et ses pensées dans vostre sein ?, D'AUB. Hist. I, 132.
   Le reste de son armée coulée à fonds avec perte de 30 vaisseaux et plus de 2000 hommes, D'AUB. ib. II, 209.
   La premiere decoction faite, coulée et passée, PARÉ XVI, 8.
   Bourguig. côlai ; provenç. et espagn. colar ; ital. colare ; du latin colare, filtrer, de colum, filtre.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
COULER.
12°   Ajoutez :
   Couler bas d'eau, se dit d'un navire qui coule bas par l'effet d'une voie d'eau.
   On écrit du Tréport :... quelques minutes après, le navire en perdition coulait bas d'eau.... il se trouvait dans cette situation critique depuis la veille au soir, à neuf heures, par suite d'une voie d'eau résultant de..., Journ. offic. 21 nov. 1874, p. 7733, 3e col..
15°   
   Fig. Couler une question à fond.... Ajoutez :
   J'ai été interrompu dans la séance que j'ai eue avec lui, et je n'ai pas coulé à fond les accessoires et le principal, dont nous avons parlé, Corresp. du gén. Klinglin, Paris, pluviôse an VI, t. I, p. 223.

Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré. . 1872-1877.

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  • couler — [ kule ] v. <conjug. : 1> • 1131; lat. colare I ♦ V. intr. A ♦ 1 ♦ (XIIe) Se déplacer, se mouvoir naturellement (liquides). ⇒ s écouler, fluer. Couler à flots. Couler doucement (⇒ 1. filet) , goutte à goutte (⇒ goutter) . Le sang coule dans …   Encyclopédie Universelle

  • couler — Couler, acut. Ores est neutre, comme, L eau coule, le vin coule, Fluit, defluit, et signifie un doux cours d eau, et une filure de vin, comme quand on a tiré le vin d un marc, on dit qu il ne fait que couler, qu on dit autrement filer, qui est ce …   Thresor de la langue françoyse

  • couler — COULER. v. n. Fluer. Il se dit Des choses liquides qui suivent leur pente. Ce ruisseau, cette fontaine coule doucement, lentement, could de source, coule dans la prairie, coule sur des cailloux, sur des graviers, etc. La rivière coule le long des …   Dictionnaire de l'Académie Française 1798

  • couler — obs. f. colour …   Useful english dictionary

  • COULER — v. a. Fluer. Il se dit Des choses liquides qui se meuvent en suivant une pente. Ce ruisseau, cette fontaine coule doucement, lentement, coule de source, coule dans la prairie, coule sur des cailloux, sur des graviers, etc. La rivière coule le… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • couler — vi. /vt. (ep. d un liquide, d un robinet) ; fondre (ep. d une glace...) : KOLÂ (Albanais, Annecy.001, Albertville.021, Arvillard.228, Billième.173, Montagny Bozel.026, Peisey, Reyvroz, St Pierre Alb., Sallanches, Saxel.002, Thônes, Villards… …   Dictionnaire Français-Savoyard

  • COULER — v. intr. Se mouvoir, passer d’un endroit à un autre, en parlant des Liquides. Cette fontaine coule doucement, lentement, coule dans la prairie, coule sur des cailloux, sur des graviers, etc. La rivière coule le long des murailles, coule à… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • couler — I. COULER. v. n. Fluer, Se dit des choses liquides qui suivent leur pente. Ce ruisseau, cette fontaine coule doucement, lentement. coule de source. coule dans la prairie. coule sur des cailloux, sur du gravier, &c. la riviere coule le long des… …   Dictionnaire de l'Académie française

  • couler — v.t. Discréditer. □ se couler v.pr. Se la couler douce, ne pas se faire de souci, vivre heureux …   Dictionnaire du Français argotique et populaire

  • couler — (v. 1) Présent : coule, coules, coule, coulons, coulez, coulent ; Futur : coulerai, couleras, coulera, coulerons, coulerez, couleront ; Passé : coulai, coulas, coula, coulâmes, coulâtes, coulèrent ; Imparfait : coulais, coulais, coulait, coulions …   French Morphology and Phonetics


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